Christophe vient habiter Montmartre,
au domicile des Annoux, qui l’hébergent
-le mot est faible- pendant près d’un an
avant qu’il ne puisse trouver à se loger
par lui-même. Jean-Claude termine l’orchestration
de son premier album, intitulé Toilb’,
et le reçoit dans son émission sur Radio-Montmartre
où il lui fait rencontrer les « monstres
sacrés » de la discipline, qui l’encouragent.
Au rang desquels François Rauber, qui n’hésite
pas à lui témoigner son soutien au moyen
d’une dédicace que l’on voit apparaître
sur son premier album, maintenant achevé et en
cours d’enregistrement.
Après avoir repris l’enseignement
théorique de la musique et des cours de chant
chez Anton Valéry, il entreprend le circuit parisien
des cabarets où il reçoit un chaleureux
accueil, et continue de se produire à Bruxelles
et en France, et obtient le si convoité prix
de la Sacem avant même que d’y
être inscrit, ce qui précipite son admission..
Et rencontre son deuxième Premier ministre, futur
secrétaire général de l’Otan
mais chef d’orchestre par dessus-tout, qui le
félicite et l’encourage. Ils s’échangent
leurs enregistrements respectifs.
Christophe, éternel migrant,
a écrit depuis cette époque par douzaines
des chansons que nous avons plaisir à retrouver
sur scène les trop rares fois où il se
produit.
« On pense généralement des artistes
qu’ils passent leur temps à ne rien faire.
Je sais, moi, que c’est 24 heures sur 24 qu’ils
s’activent à la tâche, et 364 jours
par an », nous confie-t-il dans son propre studio
d’enregistrement à côté de
Paris.
Citons pour ces trois dernières
années
- une trentaine de pièces pour orgue et orchestre,
- un album pour son ex-groupe de rock,
- un nouvel album pour lui-même, en cours d’enregistrement,
- des textes, des musiques pour des chanteurs,
- une musique de film,
- près de 150 compositions inédites pour
la radio (dont RTL),
- des compositions symphoniques un livre en cours d’achèvement,
- des arrangements et orchestrations, des séances
enregistrement pour une jeune artiste dont nous reparlerons,
- un album pour la Vicomté turennoise (distribué
sur trois départements), co-écrit avec
Jean-Claude Annoux, et fonde sa propre maison de disques,
Micros te saluant.
Toutes ces casquettes (auteur, compositeur,
interprète, orchestrateur, choriste, instrumentiste,
producteur, réalisateur, …) -disciplines
qui sont en soi chacune un véritable métier-
font qu’on a finalement que trop peu l’occasion
de le voir sur scène avec ses musiciens. Comme
il le regrette, on ne devrait plus à avoir trop
longtemps avant d’aller redécouvrir son
spectacle.