Français. Né le 18 mai 1948.
Très vite, après les œuvres de première
jeunesse, Bernard-Christian PIERRON abandonne la figuration
au profit d'une certaine abstraction. Aux jeux de la physionomie,
aux illusions posées sur la surface des choses,
il préfère en effet ce qui n'est pas à
priori visible ni immédiatement perceptible. Peintre
de l'intuition et de l'imaginaire, c'est avant tout un
formidable explorateur de l'infini, cette dimension si
peu compréhensible à l'être humain.
"Il ne faut pas se fier aux apparences",
dit-il, "quand notre œil aperçoit des
frontières, celles-ci ne sont jamais que nos propres
limites. Je suis toujours profondément troublé
par le cosmos, ce perpétuel chaos qui se réorganise
en permanence. Comme Pascal en son temps, il me semble
que l'Univers ne cesse de reproduire l'image de l'infiniment
grand au sein de mondes infiniment petits. Toute galaxie,
toute planète, toute particule n'est rien qu'un
point imperceptible et minuscule dans un espace dépourvu
de limites."
BC. PIERRON est un contemplatif. Poète
et philosophe, il peint la vie cachée derrière
les masques, la vie en tant que source, ce bal de la matière
où dansent les molécules et tournoient les
atomes, cette interminable explosion, cette implosion
des éléments qui se condensent pour mieux
jaillir, ce fabuleux désordre où surgit
l'harmonie.
Bernard-Christian PIERRON signe ses dernières
œuvres, une série d'huiles sur toile baptisée
"Ton amour me grise ". C'est le titre de l'un
des tableaux, mais c'est aussi bien sûr le fil conducteur
qui a guidé l'artiste dans sa création.
On redécouvre avec bonheur le travail minutieux
des glacis, les structures cellulaires ou cosmiques, les
rouges et bleus ourlés d'ombre et de noirs, la
liberté du kaléidoscope, le mouvement et
le rythme évoquant la musique et la danse. Le regard
plonge au cœur d'un univers dépourvu de limites,
explore le monde avec un microscope imaginaire. Mais le
peintre joue sur plusieurs registres. Il brosse avec humour
le portrait de la relation amoureuse en échappant
cette fois aux accumulations mathématiques au profit
d'une démarche où le geste et le spontané
retrouvent pleinement leur place. La peinture en devient
plus vive, plus intense. L'émotion naît,
précisément, de la confrontation entre l'aléatoire
et le systématique, d'une troublante rivalité
entre le méthodique et le hasard, de la fusion
du prévisible avec le planifié, du prédéterminé
avec l'acquis. Par l'éclat des couleurs et le morcellement
du dessin, l'œuvre est souvent plus loin de la peinture
que du vitrail. A l'art de l'arabesque, l'œuvre emprunte
la répétition des motifs et une incitation
certaine à la méditation contemplative.
Elle explore l'infini et nous confronte encore à
l'éternel, à ce qui n'a ni commencement
ni fin, aux couleurs de la vie dont les fils sinueux se
croisent et s'entrecroisent, tissant subrepticement d'étranges
labyrinthes de poésie et de mystère.
Expositions personnelles
2004, décembre – Centre Louis Lumière
- Paris : " Entre deux infinis "
2004, novembre – Galerie ROSE ART - Vernantois :
" Nous nous sommes tant aimés "
2004, octobre – Galerie THUILLIER - Paris : "
Labyrinthes "
2003, septembre – Cloître des Billettes -
Paris : " Autopsie du Soleil "
2002, mai – ART 2000 Contemporain - Paris : "
Pluie d'amour sur la banquise "
2001, octobre – Médiathèque de l'Orangerie
- Vichy : " Polygones de l'Infini "
2001, septembre – Galerie ROSE ART - Vernantois
: " Puzzles "
2001, août – Maison du Terroir - Lagrasse
2001, février – Galerie des Artistes - Paris
: " Puzzles "
2000, août – Cloître des Billettes -
Paris : " Post-Scriptum "
2000, mai – Cloître des Billettes - Paris
: " Poussières d'étoiles & autres
toiles "
1999, octobre – ART Contemporain 99 - Paris
1999, octobre – Galerie ROSE ART - Vernantois
1999, mai – G.M.A.C. - Berlin : " Paysages
moléculaires "
1999, mai – G.M.A.C. - Paris : " Paysages moléculaires
"
1998, octobre – G.M.A.C. - Paris
1998, janvier – Galerie ART PRESENT - Paris : "
Les Météores "
1997, octobre – G.M.A.C. - Paris : " Energies
intersidérales "
1997, mai – G.M.A.C. - Paris
1996, octobre – G.M.A.C. - Paris