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Frédérique Proust
Parce que la vie nous
pousse vers des chemins que nous n’avions pas prévu
d’emprunter, mes études à l’atelier
d’arts graphiques Penninghen puis en licence d’arts
plastiques et enfin en maîtrise d’esthétique
à Paris I Tolbiac s’étaient évaporées
vers de lointains souvenirs…
Aujourd’hui la ville
est devenue mon passé et c’est avec l’aide
de la nature que je vous livre mes souvenirs urbains.
Alors que la série
« Cités » traduit ma propre perception
des grandes villes avec leur densité, leur rigueur
architecturale, leur fonctionnement parfois autarcique,
leur modernité et même leur apparente harmonie,
la série « Nozoé » souligne plutôt
la transformation de la nature par la main de l’homme
avec les teintes si particulières des ciels urbains
trop pollués ou encore la structure aérienne
des terres cultivées. Et pour finir, à l’image
des fossiles, la série des empreintes nous rappelle
que la nature doit être préservée.
Ocres jaunes, terres de
sienne, ombres brûlées, terre verte,…,
toutes mes couleurs sont issues de pigments naturels que
je marie à des liants vinyliques ou acryliques. J’utilise
aussi du bois, des mortiers au sable, les éclats
de silex de la région et même les feuilles
de mon jardin… les ressources naturelles semblent
inépuisables.
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