Inventeur d’un matériau enfoui au cœur des
machines informatiques, des objets électriques
et électroniques, Tassou définit
son travail par le concept "cybertrash".
Afin de créer des sculptures murales sophistiquées,
des totems aux structures puissantes, il s’empare
de composants industriels naguère assemblés
par les seules exigences des processus fonctionnels.
Il en fait jouer les relations plastiques, il en met
à jour l’évidence esthétique
et constitue ainsi la mémoire lumineuse d’une
cybernétique vouée à l’obsolescence
à peine élaborée.
Avec modestie mais rigueur, il pose la question de
savoir où se trouve l’art de ce nouvel âge
ouvert sous le signe de la machine de Turing.
Originaire de Nantes, il travaille à Paris
à partir de 1991. Il pratique accumulation
et détournements d'objets.
En 1996 apparaît le concept de "cybertrash"
pour des oeuvres nées de cette électronique
industrielle dans laquelle il puise d'une manière
unique au monde aujourd'hui.
Les premières années, il expose en permanence
à Saint-Germain des Prés à la
Galerie Arnoux, rue Guénégaud tout en
rayonnant aussi bien dans le Marais, au Centre Pompidou
ou au Palais des Congrès de la Porte Maillot.
C'est en 2000 qu'il apparaît pour la première
fois sur la Côte d'Azur, à l'invitation
de la Fondation Sophia Antipolis.
S'en suivent de nombreuses expositions à Nice,
Cannes, Valbonne ou Mougins.
Mais c'est finalement à Grasse qu'il s'installe
définitivement en juin 2003 dans son atelier-galerie
place de la Poissonnerie au coeur du centre historique
de la ville.